Retranscriptions de l’université B.C, feuillet 2

Je n’éprouvais aucunement le désir de parler de mon projet, ni d’entamer aucune conversation intéressante. Je restai donc à écouter les paroles que Mme Faique déversait avec beaucoup de bienveillance. Je n’avais pourtant pas quitté des yeux un homme à l’aspect singulier qui est descendu du cargo à notre seconde escale.

Il avait une lueur étrange au fond des yeux, qu’il essayait de dissimuler sous une casquette noire. Il portait un pardessus usé et sale, ainsi qu’une longue barbe poivre et sel qui lui mangeait une bonne partie du visage. Je n’ai pas aimé ce qui se dégageait de lui, ni la façon dont il détaillait Mme Faique et je n’étais pas mécontent de le voir quitter le bateau, mais j’eus le sentiment désagréable de ne pas avoir pensé à assurer ma défense.

C’est vrai que j’étais partit en expédition à but scientifique, et le fait d’emporter une arme ne m’avait pas effleuré. Tout ce que je possédais, dans cet esprit, c’était l’opinel que mon père m’avait offert à mes quatorze ans.

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