L'OURSE A PLUMES

auteure - illustratrice - chasseuse de trésors
Romantisme gothique

Les personnages des Horreurs du placard

 

Je pense que tous les lecteurs auront compris de quels animaux il est question ici. J’ai essayé de ne jamais les nommer pour accentuer la terreur que ressent Abigaël à leur égard. C’est là aussi un élément très personnel parce que je soufre de la même phobie, totalement incontrôlable.

Ces personnages qui finalement forment une entité ennemie unique aux innombrables moyens de nuire.

Lorsque j’étais gamine et que je m’étais essayé à l’écriture d’horreur, mon père m’avait fait une remarque très pertinente par rapport aux éléments anxiogènes à mettre en place dans l’histoire : le héro n’a jamais la possibilité de choisir de lui-même son chemin, sa direction doit lui être imposée par des éléments qui vont à l’encontre de ses intérêts.

A partir de ce postula le plus compliqué pour moi a été de rendre ces évènements cohérents et compréhensibles dans le récit.

Il y a aussi tout autour de ces animaux, un folklore très étendu dans de nombreuses civilisations. On les associe à la mort, lente et douloureuse, à la sorcellerie, aux puissances infernales, aux mondes souterrains et presque toujours directement au Diable ou à son équivalent. Ils sont également toujours synonymes de violence et représentent généralement le mal à plus ou moins grande échelle.

Ce que l’on sait moins en revanche, c’est qu’en sémiologie, ils sont aussi classés dans les animaux guides, psychopompes donc liés aux mondes des morts et à l’au-delà. On les croit aussi gardiens de secrets enfouis sous terre mais se sont bien les seuls éléments mélioratifs qu’ils ont à leur crédit.

Certains y verront très certainement un symbole phallique et les associeront à des théories sur de probables violences sexuelles subies ou fuies par le personnage principal. C’est en effet une possibilité, plus axée sur la symbolique des rêves occidentaux que j’aurais du mal à contrer puisqu’elle s’inscrit dans une réelle logique et une cohérence tout à fait valable.

Je me contenterais de dire que malgré la pertinence de ces hypothèses, il n’est pas question de violences sexuelles dans Abigaël, en aucun cas. Son rapport à la sexualité s’arrête à la simple apparence d’une femme qu’elle jugera « belle ».

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