Dossier de presse Hervé Ringer

Ni aplats de couleurs, ni succulentes peintures léchées, les toiles Ringer02d’Hervé Ringer souffrent d’une majestueuse agonie.

Tailladées, mélangées, tâchées, les couleurs explosent dans un viol amoureux pour le plus grand ravissement de notre regard.

Il est fort d’une soif animale d’expression brute et puissante, c’est un cri extraordinaire qu’il pousse, jouant du pinceau sur sa toile. Hervé Ringer est un artiste brut, un artiste humain, tiraillé dans ce trop plein d’émotion que de rares élus ont réussi à canaliser. Sa toile est saisissante, on l’abhorre, on la vénère, elle devient un besoin vital, primaire, impossible de s’en passer.

Ringer03Que disent les couleurs quand Hervé Ringer leur donne la parole? Aussi crument et délicatement que possible, elles nous appellent et nous imposent leurs sentiments passionnés.

On finit par en avoir mal, de ce mal indispensable qui nous propulse dans nos besoins les plus vrais et les plus entiers.

Des formes discrètes, et pourtant ô combien centrales, peuvent aiguiller nos sens éveillés dont la maîtrise nous échappe. Hervé Ringer nous guide du bout des lèvres, ce qui rend son œuvre d’autant plus délectable, d’une redoutable efficacité.

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Pourtant, une étrange sérénité se dégage des lavis et des éclaboussures discrètes. La note de son discours est juste, et il se révèle maître des tonalités vivaces qui émanent de son geste assuré.

Il nous promet la quiétude d’un garde-fou bienveillant face à nos passions primitives qu’il ranime.

L’artiste se meut entre domptage féroce et apprivoisement poli de la couleur cruellement mise à l’honneur.

Un rapport presque érotique qui se dévoile et se dérobe sous le regard avide du spectateur transporté.

Ringer05Codifié, son art se hisse à un alphabet plastique universel où chacun y interprète une symphonie différente, selon son propre langage. Absolument incontournable, Hervé Ringer s’accomplit dans chaque trace colorée. Parisien volontairement exilé de la capitale, il s’est établi en Seine et Marne, un perchoir provisoire pour cet oiseau voyageur épris de liberté. Il s’est intéressé à des pays d’Afrique à l’image de sa peinture, d’une beauté furieuse dans un écrin de souffrances qui ne laisse pas de place à l’indifférence.

C’est un véritable défi que de rassembler ces œuvres aussi singulières qu’uniques, chacune représentant un univers entier, dans un même espace.

Défi que la galerie d’art contemporain Kuryos relève avec panache en mois de juin 2012, grâce à une sélection intelligente et une accroche intuitive de ce peintre hors du commun.

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